Découvrez le lien entre plasticité cérébrale et apprentissage
Le cerveau est en constante évolution. De la naissance jusqu’à la fin d’une vie, on peut apprendre de nouvelles notions. Et même mieux : ça commence in utero. Les neurones sont déjà en train de se connecter et d’apprendre ! Le cerveau est un organe fabuleux qui mérite qu’on le fasse «travailler» comme il se doit. Peu importe l’âge, grâce à la plasticité cérébrale, nous sommes toujours en mesure d’apprendre, encore et encore : si les bonnes stratégies d’apprentissages sont mises en place, bien entendu. J’ai piqué votre curiosité ? Tant mieux, je vous ai préparé un article complet sur le lien entre plasticité cérébrale et apprentissage, et croyez-moi, vous n’allez plus avoir peur d’apprendre !
La plasticité cérébrale : un cerveau qui évolue en permanence
La plasticité cérébrale, aussi appelée neuroplasticité ou plasticité neuronale, désigne la capacité du cerveau à se modifier et créer de nouvelles connexions tout au long de la vie. Contrairement à ce que l’on peut croire, notre cerveau n’est pas «figé» : au contraire, il est en mouvement permanent. Chaque expérience et chaque apprentissage laissent une trace et contribuent à le transformer et le faire évoluer.
Pour comprendre ce phénomène, il faut imaginer le cerveau comme un immense réseau dans lequel les neurones communiquent entre eux grâce aux synapses. Ces connexions sont loin d’être stables : elles se créent, se renforcent ou s’éliminent en fonction de ce que nous réalisons au quotidien. C’est ce processus qui permet au cerveau de s’adapter et de se perfectionner.
C’est une réalité : l’intelligence n’est pas innée. On ne peut plus considérer l’intelligence comme un capital fixe distribué à la naissance, et heureusement ! L’intelligence, c’est vraiment un ensemble de compétences qui évoluent en fonction de l’environnement, des opportunités, de nos efforts et aussi de nos erreurs. C’est d’ailleurs ce que prouve la plasticité cérébrale : nous pouvons apprendre à tout âge. Que ce soit une nouvelle langue, une nouvelle compétence professionnelle, un instrument de musique ou encore une méthode plus efficace pour mémoriser ou s’organiser. En fait, ce n’est pas le cerveau qui «bloque» ces apprentissages, mais, bien souvent, ce sont les stratégies utilisées qui ne sont pas adaptées.
↪️ Pour aller plus loin : Les bonnes stratégies d’apprentissage à mettre en place
La plasticité cérébrale commence in utero, puis atteint un pic impressionnant dans les premières années après la naissance : les connexions se créent à une vitesse vertigineuse, puis se stabilisent à l’âge adulte. Mais attention, la plasticité cérébrale ne disparaît jamais. Même chez les seniors, le cerveau reste «plastique» : l’apprentissage peut simplement demander un peu plus de répétition et de temps. Tant que le cerveau est vivant, il continue d’apprendre : c’est une très bonne nouvelle, non ?
Cette capacité d’adaptation explique aussi pourquoi le cerveau peut se réorganiser après une lésion ou un traumatisme : il cherche toujours à créer ou renforcer des chemins alternatifs. En fait, un cerveau sain fonctionne comme un muscle : il s’épanouit dans le changement, s’atrophie quand on ne le sollicite plus, et se renforce lorsqu’on l’entraîne. C’est presque aussi simple que ça.
La plasticité cérébrale nous donne donc un message puissant : que ce soit pour apprendre, progresser, ou se transformer, le cerveau possède en permanence les ressources nécessaires. Encore faut-il lui offrir ce dont il a besoin : du mouvement, de la stimulation, un environnement riche et des occasions d’apprendre. Tout ce que je défends depuis des années avec Pédago’Vie.
Apprendre à tout âge : ce que la neuroplasticité permet vraiment
L’une des plus grandes idées reçues sur le cerveau, c’est qu’il serait plus souple uniquement dans l’enfance, puis qu’il se figerait avec le temps. La réalité est bien différente : nous apprenons toute notre vie, il n’y a pas d’âge pour apprendre. Certes, un nourrisson, un enfant, un adolescent, un adulte ou une personne âgée n’apprennent pas de la même manière, mais, par contre, une chose est certaine : tout le monde peut apprendre !
C’est quand l’enfant est encore à l’âge de «bébé» que la plasticité est à son apogée : son cerveau crée des milliers de connexions par seconde. Tout est sujet à apprentissage, des premiers sons aux premiers pas. À cet âge, l’environnement est un moteur immense : les interactions, les jeux, le langage entendu, les objets manipulés, et j’en passe. Chaque expérience renforce ou élimine certaines synapses, et plus l’enfant explore, plus son cerveau se structure de manière efficace.
Chez l’enfant plus grand et l’adolescent, la plasticité est toujours très active, mais elle devient plus sélective. C’est le moment où le cerveau optimise les circuits dont il a besoin. C’est pour cela que c’est un âge idéal pour apprendre une langue, développer des compétences sportives, musicales, ou encore renforcer les bases scolaires. Les adolescents, souvent décrits comme «têtes en l’air» (avec de grands guillemets, hein !), possèdent en réalité un cerveau en pleine réorganisation, ce qui leur donne une grande capacité à s’adapter et à créer rapidement de nouveaux schémas à condition d’être guidés et stimulés de manière cohérente. Vous voyez, peu importe l’âge, on continue à accompagner nos enfants dans leur apprentissage au quotidien !
Chez l’adulte, l’apprentissage demande davantage de répétitions, mais il reste tout à fait possible, et heureusement. Le cerveau crée encore de nouvelles connexions, notamment lorsqu’on sort de la routine, qu’on apprend une compétence ou qu’on s’entraîne régulièrement. La phrase «il est trop tard pour apprendre» n’a vraiment aucune base scientifique : ce n’est pas l’âge qui compte, mais bien la manière d’apprendre. Les stratégies efficaces, comme la répétition espacée, l’entraînement actif, l’erreur constructive et la pratique régulière, permettent aux adultes de développer une vraie expertise sur le long terme. En fait, ce qui est valable chez les enfants en termes d’apprentissage, l’est aussi pour les adultes.
Quant aux seniors, la neuroplasticité reste présente, même si c’est vrai qu’elle est un peu plus lente, il faut bien l’avouer. Mais il faut garder à l’esprit que l’apprentissage stimule la mémoire, entretient l’attention et renforce les circuits existants : alors, continuons d’apprendre à tout âge ! Lire, bouger, apprendre un instrument ou une langue : tout cela nourrit le cerveau et améliore sa santé. Les recherches montrent d’ailleurs que l’activité cognitive régulière a un effet protecteur sur le vieillissement. J’ai d’ailleurs co-créé un programme adapté spécialement pour nos seniors : Senior’action.
Stimuler son cerveau au quotidien : mouvement, entraînement et nouvelles expériences
On a trop longtemps pensé que, pour bien apprendre, il fallait rester assis, immobile, concentré et silencieux 😱.
Et heureusement, les mentalités sont en train d’évoluer : en effet, tout dans le fonctionnement du cerveau dit l’inverse et montre que le mouvement est très important dans l’apprentissage. Bouger, c’est activer le système nerveux, réveiller l’attention, oxygéner le cerveau et ouvrir la porte à de nouvelles connexions. C’est exactement ce que je défends à travers mon programme MULTI’MOUV® : un apprentissage vivant où le corps est pleinement impliqué. Et comme je dis souvent : un corps qui bouge, c’est un cerveau qui bouge ! C’est exactement ce dont a besoin la plasticité cérébrale pour être activée.
Le corps n’est pas conçu pour rester inactif plusieurs heures d’affilée. Le mouvement fait partie de ses besoins fondamentaux, exactement comme boire, manger ou dormir. Lorsqu’on permet aux enfants (et aux adultes !) de bouger un minimum, on ne perturbe pas l’apprentissage : on le facilite.
Sur le plan physiologique, les effets du mouvement sur le cerveau sont nombreux. Bouger active le système nerveux central et périphérique, ce qui améliore la communication entre les différentes zones cérébrales. L’activité physique augmente aussi le flux sanguin, ce qui apporte plus d’oxygène et de nutriments aux neurones : idéal pour la concentration, la mémoire et la créativité. Et ce n’est pas tout : chaque mouvement déclenche la libération de neurotransmetteurs comme la dopamine ou la sérotonine, qui améliorent l’humeur, réduisent le stress et rendent le cerveau plus disponible pour apprendre. Franchement, on aurait tort de ne pas apporter plus de mouvement au quotidien, et encore plus dans les salles de classe 😉.
C’est justement pour répondre à ce besoin que les approches comme Multi’Mouv’ ou les pauses actives ont tant de succès. Elles mélangent jeux moteurs, exercices rythmiques, coordination, équilibre, manipulation, proprioception, en fait tout ce qui permet au cerveau de se mettre en marche au sens propre comme au figuré.
En classe, intégrer du mouvement ne demande pas de révolution : quelques minutes suffisent. Une pause d’étirements, une séquence de mouvements croisés, un jeu rapide dans la cour, un exercice de coordination. Ces pauses attentionnelles permettent au cerveau de se réinitialiser et de repartir plus concentré. Après avoir bougé, les élèves reviennent à leur tâche plus calmes, et souvent plus motivés.
À la maison, c’est la même chose, on peut intégrer le mouvement partout : apprendre en marchant, réviser une poésie en bougeant, mémoriser en manipulant, etc. Le mouvement aide au développement du cerveau : il contribue a une bonne hygiène de l’apprentissage.
📚 À lire pour mieux comprendre l’hygiène de l’apprentissage : apprendre à apprendre
La plasticité cérébrale et l’apprentissage sont bien évidemment étroitement liés. On peut apprendre à tout âge, et ce, sans limite. La seule chose qui peut nous empêcher de comprendre de nouvelles notions, c’est de ne pas avoir les bonnes stratégies d’apprentissages. Une fois que la bonne méthode est mise en place : il n’y a plus de contraintes. Chaque individu est à même d’apprendre une nouvelle langue, une nouvelle compétence et tellement d’autres choses. Ne dites plus la phrase «il est trop tard pour apprendre ça», mais pensez plutôt «Et si j’apprenais ça ?» 😁.
➡️ Pour ne rien oublier sur le lien entre plasticité cérébrale et apprentissage
- Le cerveau n’est jamais figé : grâce à la plasticité cérébrale, il crée, renforce et élimine des connexions tout au long de la vie.
- On peut apprendre à tout âge : du nourrisson au senior, le cerveau reste capable d’évolution, avec des stratégies d’apprentissage adaptées.
- L’intelligence n’est pas innée : elle se développe grâce à l’environnement, aux expériences, aux efforts et aux méthodes utilisées.
- Le mouvement stimule directement les apprentissages : il active le système nerveux, améliore la concentration, la mémoire et favorise la création de nouvelles connexions neuronales.
- La méthode active comme MULTI’MOUV® optimise l’apprentissage : en intégrant le mouvement, elles renforcent l’attention, la mémorisation et le plaisir d’apprendre.
Ne manquez pas la publication des articles
du blog de Pédago’Vie !

















est une activité indépendante de formation et coaching pédagogiques, soucieuse de permettre à chaque professionnel de l’éducation, dans le milieu scolaire ou à la maison, d’utiliser les outils les plus pertinents pour faciliter et développer des apprentissages naturels et optimaux.

accompagne les parents,

