Conseils pour réviser efficacement

Réviser efficacement : comment éviter le stress et réussir ses examens

Pour préparer les examens de fin d’année, beaucoup d’adolescents et de jeunes adultes commencent déjà à réviser certaines matières. Vouloir obtenir un diplôme peut être une source de stress pour vos enfants, et pour les aider au mieux vous pouvez les accompagner dans leurs séances d’apprentissages à la maison. Comment ? En commençant par leur donner la bonne marche à suivre pour réviser efficacement ! Dans ce nouvel article du blog de Pédago’Vie, je vous livre quelques conseils afin d’avoir toutes les cartes en main pour que votre étudiant(e) réussisse ses examens.

Stress des examens : apprendre à l’apprivoiser

Le stress en continu est le meilleur ennemi de l’apprentissage, de la mémorisation et de la motivation. Pourtant le stress n’est pas toujours mauvais : tout dépend de ce qu’on en fait 😊 !

En fait, l’adrénaline générée par le cerveau en situation de stress contribue à favoriser les activités physiques et intellectuelles. Alors, on peut dire qu’un bon coup de stress permet de prendre conscience de l’importance de l’enjeu, de la quantité du travail à abattre, ou de se mettre au travail.

Vous sentez que votre enfant stresse pour ses examens scolaires ? Commencez par lui expliquer ceci : s’il ne fait rien de ce stress, qu’il le laisse s’installer, alors l’adrénaline qui se produit en trop grande quantité devient nocive. En effet, l’adrénaline en continu finit par activer le cerveau archaïque, responsable de la protection et de la survie. C’est alors qu’au lieu de s’organiser et de se motiver pour les révisions, on réagit soit par la fuite, soit par la sidération, soit par l’agressivité. 

Donc première chose à faire ? Se détendre et respirer ! Pratiquer la respiration consciente est d’ailleurs un excellent moyen d’apprendre à gérer son stress. L’article sur les bienfaits de la respiration saura vous expliquer comment la pratiquer au mieux. 

C’est donc une bonne chose que de ressentir du stress, mais ce n’est pas suffisant. Ce qui va faire la différence, c’est d’être à l’écoute de ce stress et d’y répondre. C’est le moment d’établir par exemple un plan de révision, des stratégies à adopter, ou d’organiser son espace de travail. Pour aider votre enfant, commencez par l’aider à se fixer un petit objectif qui soit accessible. Un pas après l’autre, c’est la clé d’un apprentissage serein 😊. 

Comme souvent, je conseille d’utiliser la pédagogie de la parole au quotidien. Mettre des mots, c’est essentiel pour faire avancer les problématiques : les mots désamorcent. Mettez en place un jeu de questions-réponses et osez lui demander : « qu’est-ce que tu ressens ? Et qu’est-ce qui te stresse ? La quantité de travail ou la façon de se lancer dedans ? De quoi as-tu besoin pour réussir à te mettre au travail ou à mémoriser ? ». 

Accueillir le stress, puis le questionner, c’est essentiel ! Ce concept fonctionne aussi très bien pour vous lors de vos propres périodes de stress 😉.

Ceci n’est pas une méthode de révision efficace 😁

garçon en train de travailler et d'écrire

Une étude a été menée en 2008 par le psychologue Henry Roediger. Elle portait sur le travail de révision en vue d’un examen. Trois groupes ont été formés. Tous les étudiants disposaient de huit séquences de travail : 

  • Le 1er groupe s’est contenté d’étudier le cours durant les 8 séquences de travail.
  • Le 2e groupe a consacré 6 séquences à l’étude du cours, et deux séquences à se tester pour voir ce qui avait été retenu et compris.
  • Le 3e groupe a alterné systématiquement une séquence de révision avec une séquence de tests. Ainsi, ce groupe a eu 4 séquences de tests, et n’a donc consacré que 4 séquences de révisions. Autrement dit, il a eu 2 fois moins de temps pour réviser que les autres. 

Ensuite, tous les étudiants ont passé l’examen 48 h après les séquences de travail. 

➡️ Le résultat fut le suivant : le groupe qui a eu le meilleur taux de mémorisation est le 3e. Tandis que le 1er groupe a montré un taux de mémorisation inférieur aux deux autres. 

On constate que le groupe qui a le moins révisé est celui qui a le plus retenu le contenu du cours. Surprenant, n’est-ce pas ?

 Cette expérience montre qu’un organisme passif n’apprend pas. Pour mémoriser, il faut être actif et se confronter à ce qu’on n’a pas retenu ou pas compris. La mémoire s’enclenche quand on se confronte à ce qu’on est censé savoir. C’est ce qu’on appelle l’engagement actif. Qu’il s’agisse d’un enseignant dans sa classe ou d’un étudiant devant ses cours à apprendre, le principe est le même : si je veux mémoriser, je dois me tester régulièrement.

Alterner révision et test, c’est la méthode à suivre pour réviser efficacement et activer sa mémoire de manière naturelle.

📌 Découvrez comment améliorer la mémoire dans cet article 📌

étudiant en train de travailler à son bureau avec un casque audio sur les oreilles

Des astuces concrètes pour réviser efficacement

Comme nous l’avons vu, la mémorisation s’enclenche quand l’apprenant se confronte à ce qu’il vient d’apprendre ou de réviser. Pour préparer efficacement des examens, l’étudiant va devoir organiser différemment son temps de travail. Je conseille toujours aux personnes qui révisent de diviser par deux leur temps d’étude du cours. La meilleure révision consiste à intercaler dans son travail des temps de test pour voir ce que l’individu a compris, repérer ce qu’il a retenu facilement et ce qui revient difficilement en mémoire.

Ainsi, l’étudiant aura intérêt à définir à l’avance les moments où il va s’arrêter dans l’étude de son cours pour se tester sur ce qu’il vient de réviser. Il va alors séquencer la totalité du cours à apprendre, ce qui est déjà très bénéfique. Ceci apporte une certaine autonomie dans l’apprentissage et conduit assurément à une meilleure mémorisation des leçons. 

En effet, parfois, porter son attention sur tout ce qu’il y a à faire peut occasionner du stress, alors que définir des séquences de travail ponctuées de test peut, au contraire, le désamorcer. 

En fait, si l’on va au bout de cette façon de travailler, on se rend compte que le meilleur travail de révision consiste à concevoir des fiches de tests, avec de vraies questions, qui permettront de vérifier la bonne compréhension et la bonne mémorisation. Reprendre son cours, le parcourir et noter au fur et à mesure les questions qu’on pourrait nous poser. Cette démarche entraîne l’étudiant dans une dynamique créative active indispensable à la mémorisation. Enfin, elle permet de se projeter dans le temps de l’épreuve et de se mettre en confiance en anticipant les questions auxquelles on serait susceptible de répondre.

Un petit résumé des actions à mettre en place pour réviser en pleine conscience : 

  • Organiser son temps de travail pour ne pas s’éparpiller ;
  • Au lieu de réviser pendant 4 h, conseillez à votre enfant de ne réviser que deux heures ;
  • Découper ces deux heures avec des phases actives de test ;
  • Se poser des questions à chaque nouveau point d’apprentissage.

Et hop, direction la réussite scolaire ✨ ! 

fille en train de prendre des notes d'un livre pour réviser

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Faire travailler sa mémoire : le secret pour réviser de manière efficace

C’est bien beau de réviser, de relire son cours et de faire des fiches. C’est merveilleux d’apprendre ! Mais pour garder en mémoire à long terme ce qu’on apprend, il est nécessaire de le consolider. Une révision courte mais active est bien plus importante qu’une longue révision avec le cerveau qui rêve. 

Le cerveau est doté naturellement de cette capacité de consolidation, à condition qu’on respecte certains paramètres. Notre cortex préfrontal (la partie située à l’avant du cortex au niveau de notre front) permet de traiter explicitement une information, c’est-à-dire avec conscience, et de faire des efforts. C’est normalement ce qu’il se passe quand un étudiant verbalise son cours, fait des schémas, utilise des couleurs pour faire ressortir certaines informations. Voici de bonnes habitudes à prendre ! À l’inverse, l’étudiant qui se contente de regarder son cours, de parcourir des yeux ses fiches n’enclenche pas le processus explicite de l’apprentissage. Si cette phase explicite n’intervient pas, alors la phase suivante, celle de l’automatisation ne pourra pas intervenir non plus.

En effet, tout apprentissage traité explicitement par le cortex préfrontal va finir par s’automatiser. C’est cela le processus de consolidation. L’étudiant pourra vérifier cette consolidation en se testant d’une part, mais aussi en s’entraînant à dire son cours dans une situation plus active. Par exemple un moment où ses mains, ses jambes, ou ses bras sont occupés à autre chose, comme lancer un ballon dans une poubelle par exemple, tirer des fléchettes sur une cible, etc. 

S’il est capable de redire son cours tout en réalisant un geste qui demande un peu de concentration, sans s’arrêter toutes les deux secondes, c’est qu’il a automatisé l’apprentissage. Selon les profils, certains plus auditifs, devront par exemple se mettre en situation de communication devant un public fictif. D’autres pourront réciter leur cours en réalisant un dessin ou un bricolage, de la cuisine, etc.

Mieux dormir pour mieux mémoriser : indispensable pour des révisions sérieuses

Apprendre, c’est bien ; consolider, c’est mieux ! La consolidation de l’apprentissage a fait l’objet de nombreuses recherches neuroscientifiques. Et il a été montré qu’une des plus grandes clés de la consolidation est le sommeil. Et plus encore, le sommeil est véritablement un ingrédient de l’apprentissage

➡️ Pour bien apprendre, il faut bien dormir. C’est du bon sens vous allez me dire ! 

Le sommeil intervient dans la consolidation des leçons et fait partie intégrante de notre algorithme d’apprentissage. Il a été montré qu’après une séquence de travail, prendre le temps d’avoir une période de sommeil (même courte) améliore notamment la mémorisation. C’est valable à n’importe quel moment de la journée. Et ça confirme donc l’importance de permettre aux jeunes enfants de faire des siestes. L’idéal serait même de permettre à un enfant de maternelle de se reposer quand il en ressent le besoin et de mettre en place les conditions nécessaires au sommeil. Si le sommeil est si bénéfique, c’est parce que lorsque nous dormons, le cerveau passe en revue (parfois en vitesse accélérée) les décharges neuronales de la veille ou de la période qui a précédé. C’est pour ça que l’amélioration du sommeil s’est déjà avérée être une intervention efficace pour des enfants ayant des troubles de l’attention.

Pour réviser efficacement et préparer sereinement ses examens, il n’y a pas de secret : il faut des révisions actives. De plus, il est préférable de travailler sur de courtes durées, mais régulièrement, plutôt que sur de longues durées. Alterner des séquences avec des moments d’activité physique, même très simple comme faire des tâches ménagères, faire de la cuisine, ou avec les beaux jours, en profiter pour marcher, jouer à des jeux de raquette, etc. C’est ce que l’on appelle une pause attentionnelle, et c’est vraiment une des bases pour un apprentissage ludique. Et surtout, ne négligez jamais une chose : le sommeil. Que ce soit pour vous ou vos enfants, il est essentiel de prendre soin de ces instants si précieux où le corps se repose… et le cerveau apprend !

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